Aujourd'hui, c'est mon anniversaire et d'après mes calculs, il me reste 36 secondes à vivre... En guise de cadeau, mes proches ont eu la curieuse idée de m'offrir un saut en parachute. Malheureusement, il y a un léger problème technique ! Me voilà entre le ciel et la terre, entre la vie et la mort. Le sol se rapproche dangereusement et je vois ma vie défiler en accéléré. J'emmène avec moi mes meilleurs souvenirs, mes petits arrangements avec la vie, mes regrets éternels... Il me reste une poignée de secondes. Ca sent l'instant suprême, le sapin. Et puis, à la fin de l'histoire... la chute.
Un pied dans sa tombe, le personnage-narrateur se raconte sous la forme de souvenirs qui surgissent du tréfonds de sa mémoire comme des flashs. Autant de moments forts qui ont jalonné son parcours et retracent arbitrairement la chronologie de son existence.
Le drame de la chute est adouci par la réjouissante distance avec laquelle le protagoniste appréhende la situation. L'humour dont il fait preuve, fut-il noir parfois, nous dit la dérision de nos existences. Cette ironie du désespoir fait de ce spectacle une tragi-comédie jubilatoire.
« Joyeux annivers... » nous parle du hasard et de la destinée. Il nous questionne sur ce que nous saurons retenir de notre vie à l'article de la mort, notre jugement dernier. Et donc de l'urgence à vivre...