PASSE-PASSE spectacle un peu magique
Conception,
écriture et interprétation : Titus (Thierry Faucher)
Collaboration
artistique (conception / mise en jeu) : Gwen Aduh, Etienne Grebot
Production
Cie
Caus'Toujours
Coproductions
: « La
coupe d'Or » à Rochefort (communes de Fouras, Thonnay-Charentes,
Echillais), CNAR « Usines Boinot »
(Niort), CNAR « l'Atelier 231 » à Sotteville-les-Rouens.
Soutiens : « La Canopé »
à Ruffec, « Le CREA » à Saint
Georges de Didonne, Le Nombril de Pougne-Hérisson
Avec l'aide de
la DRAC Poitou-Charentes, le Conseil Régional Poitou-Charentes, du Conseil Général
des Deux-Sèvres et de la Ville
de Niort.
Le drame
Tout
commence comme un spectacle de magie.
Nerveux
et perturbé, le magicien s'excuse, auprès du public, pour les petits
dysfonctionnements et les ratés. Il explique que, d'habitude, il est accompagné
par Betty, sa partenaire et que son absence lui complique considérablement la
tâche.
Dans
un premier temps, il raconte qu'elle est malade. Puis, il finit pas avouer
qu'elle a disparue, il y a quelques jours, pendant le spectacle.
A
la fin de la représentation, il présentait un numéro de « grande »
illusion, clou du spectacle, qui consistait à faire disparaître puis
réapparaître sa partenaire. Or, ce soir là, ce n'est pas Betty qui est
réapparue mais un lapin.
Depuis,
sans nouvelle de Betty, il partage son existence avec l'animal.
Dépité,
incapable d'accepter l'hypothèse d'une fugue de sa compagne, il s'est convaincu
qu'il est dépassé par sa propre magie et qu'il a réellement transformé Betty en
lapin.
En
fait, c'est l'histoire d'un magicien qui a perdu ses illusions. Il ne croit
plus en la vie, en l'amour. Alors, pour fuir sa désespérante réalité,
il s'enferre dans l'illusion. Il s'illusionne lui même.
Rongé
par ses problèmes personnels, déconcentré et maladroit, il tente
« bon an mal an », de présenter ses tours tout en se répandant en
confidences auprès du public.
Au
delà de l'humour, c'est un spectacle qui parle de notre capacité à
affronter la réalité. Du bonheur et du danger qu'il y a de se laisser
bercer d'illusions.
"Les évènements nous
dépassent, feignons d'en être les instigateurs"
Le genre
Une
fois de plus, c'est un spectacle hybride. Le genre de spectacle que les programmateurs
peineront à ranger dans les catégories usuelles.
Disons
« théâtre », au bien « récit » ou pourquoi pas
« cirque ».
Nous
ne savons pas non plus définir si c'est un spectacle de rue ou un
spectacle de salle.
Il
nous semble que seule compte la logique du spectacle. Trouver l'endroit
juste où ce magicien jouerait le spectacle. Qu'il s'agisse, d'une salle
des fêtes, d'une cour, d'un réfectoire, d'un jardin public...
L'adresse
directe au public (sans 4ème mur) inscrit le spectacle dans la
situation du moment, dans la réalité du lieu.
Car
même s'il louche vers le cirque, ce spectacle s'inscrit dans la continuité du
travail de la Cie
autours des arts de la parole. Et parce qu'il s'agit, à priori, de deux arts
antagonistes, il nous semble audacieux de les confronter.
Nous
souhaitons que ce soit une forme résolument populaire de par son contenu (la
magie) et sa capacité à aller vers les publics, dans des espaces publics
communs ou insolites, familiers ou non du spectacle vivant.
Mais
nous ne négligeons pas pour autant la nécessité d'avoir un propos
(cf.paragraphe ). La notion d'humour n'étant pas contradictoire avec l'idée de
parler des hommes et du monde.
Les intentions
Le
spectacle de magie est un prétexte, un décorum dans lequel s'inscrit
l'histoire. Car ce importe c'est le drame du magicien. La magie offre une
dimension spectaculaire et humoristique, elle crée du décalage et génère de
l'absurde avec le récit du protagoniste.
L'idée
consiste à donner à ce personnage de magicien une problématique de désillusion,
de mythomanie et créer ainsi une confusion entre sa prestation scénique et sa
fragilité psychologique. Cette mise en abîme, s'articule autour de
l'antagonisme illusion/désillusion.
Mais
ce spectacle est aussi un regard sur l'artiste et notamment sur le couple
schizophrénique personne/personnage. En effet, le magicien est dévoré par la
personne qui l'incarne. Il ne parvient plus à être cette image policée et
sublimée. Le masque tombe pour laisser apparaître un homme désemparé. Cette
démystification doit donner de l'humanité à des artistes (magiciens) qui
apparaissent souvent très mécanisés par leur gestuelle convenue et
sophistiquée. Outre les raisons
techniques, cela cultive l'image de surhommes dotés de super pouvoirs et
maîtrisant parfaitement leurs gestes et leurs émotions. Ils s'éloignent ainsi
du commun des mortels, des simples gens.
Mon
personnage est tout l'inverse, c'est un anti-héro. Son vernis se craquelle, son
humanité, transpire sous les paillettes cassant l'image sublimée et auréolée de
l'artiste.
Action
culturelle
Ce spectacle, dans sa
phase de création en résidence, fera l'objet d'un travail d'action culturelle
auprès des différents publics locaux : comédiens amateurs, lycéens, tout
public...
Des rencontres seront
organisées par les équipes des théâtres et des communes qui nous accueilleront,
dans le cadre de répétitions publiques, d'autres plus thématiques dans le cadre
dune action pédagogique avec le public scolaire par exemple.
Pas moins de 6
« sorties de chantier » sont programmées au terme des résidences.
L'échéancier
1°)
Documentation, recherche : septembre / octobre 2010
2°)
Ecriture du spectacle : janvier/décembre
2011
3°)
Répétition : février 2012/ Septembre 2012 (6 semaines)
4°)
Création officielle : 11 et 12 octobre 2012